Quelles raisons et attentes avais-je avant de commencer le time-blocking ? - 2 - Le pourquoi

Suite de notre précédent article sur le time-blocking. Après avoir défini ce qu'est, selon moi, le time-blocking, nous allons aujourd'hui réellement nous attacher à comprendre en quoi le time-blocking est une technique, une approche, une méthode à tester, sinon à utiliser.

Pourquoi vous devez vous intéresser au time-blocking ?

Vous avez énormément à faire...

Je me suis mis au time-blocking en juillet 2021.
Je m'étais mis beaucoup sur mon assiette au début de l'été. Je dois dire que chaque fin d'année scolaire était un peu rude. Comme j'enseigne dans les dernières années du primaire, la pression monte graduellement pendant l'année et atteint un point culminant mi-juin, pendant la période des examens externes du CEB. Et puis, le 30 juin finit toujours par arriver et tout d'un coup, tout s'arrête. Mes enfants participent aux stages que ma compagne organise, et je me retrouve seul dans une maison silencieuse. Et attention, je n'ai aucun problème avec le silence et le fait d'être seul.
Mais j'ai un problème avec le fait de me traîner du canapé au fauteuil et du fauteuil à la terrasse. J'ai du mal, je le confesse, à ne rien faire. Mon cerveau travaille tout le temps, j'ai trop d'idées qui jaillissent régulièrement. Donc, j'avais une belle liste de choses à faire, et tout d'un coup, beaucoup plus de temps pour les faire. L'échec, comme je le disais précédemment, aurait été de ne rien faire de ce temps, de le gaspiller à regarder des inepties à la télé. 
Au planning, j'avais donc envie de :
  • construire une formation Powerapps,
  • continuer à travailler sur Escape Teams,
  • terminer mon bullet journal,
  • écrire mon livre sur PACk, mon système d'efficience,
  • terminer deux projets pour des clients au niveau de VeCrea, ma boîte de services informatiques,
  • vendre pas mal de matériel en surplus, que ce soit dans le garage, dans le bureau ou dans le studio où je tourne les vidéos.
Tout un programme donc, et finalement, alors que j'avais de fait quelques bonnes journées de travail devant moi, je me suis quand même décidé à sérieusement m'organiser, car au final, on a jamais tout le temps qu'on souhaiterait avoir.

 ... dans un temps relativement limité...

Une journée peut démarrer à 8h. Je m'arrête à 13h pour manger, au moment où mes 16 heures de jeûne intermittent sont accomplies.
Si on considère que je prends une heure de table, je peux m'y remettre à 14h. Vers 17h, Nathalie et les enfants rentrent du stage. Le temps de discuter, manger, les douches etc, il est facilement 21h. Et à 21h, j'ai encore éventuellement un bloc de 2h qui est éventuellement possible.
À 23h, encore un peu de lecture et je suis d'habitude suffisamment cassé pour m'endormir convenablement.
Dans une journée vraiment complète, totalement blindée, je pourrais donc bosser 10h. Un bloc de 5 heures, un bloc de trois heures, un bloc de deux heures.
Il y a peu de journées comme celle-là au final. La vie est ce qu'elle est. Même si vous découpez votre journée en moments productifs, interactifs ou inductifs, pour reprendre la terminologie de Jean de la Rochebrochard dans Human Machine, trois blocs de cette longueur qui seraient vraiment efficients nous rapprocheraient effectivement de cet Human Machine dont il parle, mais qui pourrait sembler utopique. Quoique, peut-être que ce time-blocking peut nous approcher de la solution ? Et puis sur une semaine, combien de jours "complets" y a-t-il vraiment ?
J'en profite pour glisser ici que cette histoire de temps productif, inductif et interactif est présentée sous d'autres formes par d'autres auteurs, mais vous devriez lire quelque chose sur le sujet car c'est essentiel de partager son temps pour ne pas se mentir à soi-même.
Personne n'est vraiment productif 10 heures par jour. La plupart des gens normaux (ce qui m'exclut d'office de cette équation) aura tendance à être productive le matin: c'est à ce moment-là que le travail va se faire.
Il y aura souvent une phase interactive après le repas : plus vraiment possible d'être productif à ce moment-là, donc autant être en contact avec les gens, avoir les rendez-vous, discuter, rencontrer. C'est aussi du travail, mais d'un autre genre, d'un autre style.
Et il faut prévoir aussi un moment pour la phase inductive, pour l'introspection, la réflexion, une certaine créativité parfois même : l'esprit, un peu fatigué par une longue journée, délie parfois à ce moment les cordons de la raison pour nous permettre d'ouvrir notre esprit à de nouvelles idées, à de nouvelles approches, à des angles d'attaque différents.

 ... et je n'avais jamais testé

Ça faisait un moment que je contemplais la possibilité de tenter cette histoire de time-blocking.
Je dois dire qu'Atomic Habits, de James Clear, a eu un effet super bénéfique sur certaines habitudes que je voulais acquérir ou dont je voulais me détacher. Il s'agissait de rendre les bonnes habitudes visibles, faciles, rapides et agréables.
Quelque part, le time-blocking poursuit des objectifs sensiblement similaires : c'est facile car tu ne dois pas réfléchir à ce que tu vas faire de ta journée quand elle commence, c'est visible et rapide car tu peux d'un coup d'œil repérer ce qui doit être fait, et c'est agréable car le fait d'arriver à la fin de son bloc en ayant réussi à rester concentré et efficient, c'est quand même assez gratifiant.
Et puis, sans vous mentir, j'ai aussi senti que ça faisait un bon sujet de vidéo, et que ce serait, en tout cas je l'espère, utile pour certains d'entre vous.
Et vous, sentez-vous aussi que c'est le moment de vous y mettre ? Combien de temps comptez-vous gagner avec le time-blocking ? Avez-vous un souci avec ce genre d'organisation rigige ?